

Droit d'eau: fondé en titre
Archives Départementales des Landes: En 1784 mon ancêtre loue le moulin au Marquis d'Oro. En 1789 la révolution éclate, le Marquis émigre en Espagne, ses biens sont saisis et seront vendus en 1793 comme biens nationaux.

En 1793, Jean Dubos achète le moulin 13000 livres. Son fils Dominique prend sa suite puis trois générations de filles. Puis mon père et moi-même assureront son fonctionnement. Sept générations de notre famille s'y sont succédé.
La chute d'eau ne pouvant faire tourner que deux meules, l'électricité pouvant la remplacer, mon père joint au moulin une petite minoterie. Nous sommes en 1931. A cette époque on cuisait toujours le pain à la ferme, la demande en farine est très importante.
Dans les années 50 les choses changent, les fermières ne cuisent plus leur pain, le travail diminue et les petits moulins ferment leurs portes. Une page est tournée.




Le moulin d'origine possède 2 paires de meules. Les "tournantes" sont entraînées par une chute d'eau qui tombe sur le rouet.

La minoterie fontionne soit avec la chute d'eau qui lance la turbine, soit avec un moteur électrique indépendant. Là le grain est écrasé au cours de huit passages entre les cylindres. Puis la mouture est tamisée. Cela se fait au travers de douze plansichters. La farine est plus blanche et plus fine.
De grands changements sont intervenus au cours du XXème siècle. Les machines sont de plus en plus performantes ainsi que les transports. Des sacs de farine chargés sur les dos de mulets, on passe au transport par camion citerne de plusieurs tonnes où la farine coule en vrac.
