LES MEULES: croquis n°2, n°3 et n°4

Les meules sont en pierre naturelle: silex, grès, granite, poudingue ..., d'une seule pièce (meule monolithe) ou de plusieurs quartiers cerclés de fer (meule composite).
Une des deux faces est rigoureusement aplanie et creusée d'un rayonnage variant suivant les céréales.

Une paire de meules est composée de:

Une meule fixe dite dormante ou gisante, qui est posée face plane vers le haut, sur un solide bâti surélevé par rapport au plancher et bien câlée à l'horizontale.
Le centre de la meule, évidé à la fabrication, est garni d'une pièce en bois percée d'un trou calibrée et centré, pour permettre le passage et l'ajustage de l'arbre de commande.

Une meule dite tournante ou volante de taille et de conception identique est posée sur la première, face plane vers le bas.
Un trou central est aménagé mais reste vide pour permettre le passage de la commande du mécanisme, le babillard, qui distribue régulièrement le grain à moudre, tombant au même endroit, l'oeillard.
La tournante est également pourvue d'une pièce métallique l'annille dite andhile rendue solidaire de la pierre et soigneusement centrée. Au centre de l'annille est creusé un cône-rectangle avec une demi-sphère comme point de centrage.
C'est là que vient s'encastrer le sommet du pivot ou gros fer.
A souligner que la cérise supporte tout le poids de la meule tournante (1500kg environ) tandis que la forme rectangulaire en assure l'entraînement. Il ne faut pas perdre de vue que cet ensemble doit tourner entre 80 et 100 tours/mn et sans balourd. Pour une mouture de meilleure qualité entre 60 et 70 tours/mn.

L'ensemble des meules est enfermé dans un caissage en bois dit tonnelle ou archure, démontable et étanche, qui permet la récupération de la mouture dans le coffre dit tosse, par une ouverture pratiquée dans le bâti, l'anche.
Sur la tonnelle est posée une civière qui supporte la trémie à grain dite trémbouilhe, munie de son secoueur, l'ésclop et de son babillard.